Sport

Les inégalités sont nombreuses dans le monde. Dans chaque catégories, nous pouvons trouver une inégalité associée. Certaines inégalités sont plus présentes que d’autre comme les inégalités hommes / femmes. Dans cette partie, nous parlerons des inégalités hommes / femmes au niveau du sport. Pour cela, nous commencerons par montrer l’origine de ces inégalités. Dans un second temps, nous évoquerons la place des femmes dans le sport. Pour terminer, nous expliquerons les freins qui existent.

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I- Les origines de l’inégalité dans le sport
    a) Des femmes considérées comme des « poules pondeuses »

Les origines de l’inégalité dans le sport entre les hommes et les femmes existent dès l’apparition du sport. En effet, au XIXe siècle, le sport a été créé par des hommes pour les hommes, ne laissant donc pas de place aux femmes. Au début, pratiqué par des militaires et des bourgeois, le sport avait pour but de montrer la virilité et la masculinité. La femme a toujours été mise à l’écart de la pratique du sport et des compétitions : son seul rôle était de remettre les prix aux vainqueurs. Elles avaient le droit de faire du sport juste pour préparer leur corps à la grossesse. Les hommes les voyaient comme des « poules pondeuses », une personne ou une chose qui sert  juste à donner des enfants.

Pour les hommes, c’était inconcevable qu’une femme puisse être à la hauteur pour pratiquer un sport : ils ne les trouvaient pas à la hauteur, trop faibles. Pierre de Coubertin, l’auteur de la célèbre citation « L’important, c’est de participer. », faisait parti des hommes qui considéraient que les femmes n’avaient pas leur place dans le sport. Il a déclaré en 1925 :

 » Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héro olympique est, à mes yeux, l’adulte mâle individuel. Les JO doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. »

Ses paroles montrent exactement les pensées que la plupart des hommes avaient à cette époque. Nous comprenons que les femmes sont laissées de côté : elles sont comme un objet qu’on utilise quand on en a besoin. Même avant Jésus Christ, il n’était pas envisageable qu’une femme puisse participer à la moindre compétition sportive. En 440 avant Jésus Christ, une femme va réussir à s’infiltrer aux JO. Les hommes, à la suite de cet événement, vont inventer un test de féminité.

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    b) Des inégalités transmises dès l’école

sticker-footballeur-2Au jour d’aujourd’hui, les inégalités hommes / femmes persistent. Dès l’école, des préjugés sur les potentialités et capacités des garçons et des filles vont être transmises par l’éducation physique et sportive (EPS). C’est avec ces préjugés que les enfants se développent. Comme une boucle sans fin, les préjugés se transmettent.. L’acteur de cette transmission d’inégalités dans la tête des enfants va être principalement le professeur d’EPS. Celui ci va cataloguer un enfant rien que par les informations que l’enseignant possède sur celui-ci (genre, milieu social, origines,…) avec les nombreux stéréotypes qui y sont associés. De cette manière, les professeurs d’EPS vont mettre l’élève dans la catégorie prédéfinie en fonction de son genre : les enfants vont donc enregistrer ces stéréotypes. C’est comme cela que les filles vont se sentir plus faibles face aux garçons en sport : c’est ce que nous leur avons transmis, et ce qui sera transmis plus tard si on n’ y remédie pas. sticker-danseuse-etoile-ballet-jpg

D’une autre part, lorsqu’il s’agit d’une activité dite « féminine » comme la danse, la gymnastique,… l’investissement des filles va être plus important et l’attente de l’enseignant va en dépendre. Il en est de même pour les garçons, avec une activité dite « masculine »comme le foot, le rugby,… Toutes ces réactions sont influencées par les stéréotypes. Par ces comportements,

 » L’école contribue donc dans une certaine mesure à convaincre chaque élève de rester à une place sexuée prédéterminée par la société. « 

Pour changer tout cela, il faut que les enseignants évaluent chaque élève individuellement.

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II- La place des femmes dans le sport
    a) Une évolution remarquable

Nous pouvons constater quelques améliorations dans le sport féminin. Dans la vidéo ci-dessous, Fabienne Broucaret nous parle de ces récents progrès.

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Elle a d’ailleurs écrit un livre sur ce sujet.

Dans certains pays comme le Danemark, la Finlande ou la Suède, il y a plus de femmes que d’hommes qui pratiquent une activité sportive. Il faudrait prendre exemple sur ces pays afin que les femmes gagnent du terrain vers l’équité.

Quelques dates importantes dans l’histoire des femmes et du sport….

Nous savons qu’il reste encore de grands progrès à faire pour arriver à une équité parfaite entre les hommes et les femmes, mais nous ne pouvons pas nier tous les efforts effectués jusqu’à aujourd’hui. De récents projets ont vu le jour comme :

Il ne reste plus  qu’à attendre de voir si tous ces engagements vont être tenu.

 

    b) La médiatisation du sport féminin

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Nous savons pertinemment que le sport masculin est largement plus médiatisé que le sport féminin. Comme nous pouvons le voir sur ce document, la médiatisation du sport féminin a doublé de 2012 à 2014 : elle est passée de 7% à 14%. Le sport masculin reste malgré tout beaucoup plus présent sur nos écrans.

Pour la première fois en janvier 2015, un match du championnat de France de rugby féminin a été transmi en direct sur la chaîne Eurosport. Quelques mois avant, 2.2 millions de téléspectateurs se trouvaient sur France 4 pour regarder la demi-finale de la Coupe du Monde de rugby féminin. D’après une enquête menée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) , de mi-septembre à mi-octobre 2012, une fois les programmes de douze chaînes de télévision gratuites et payantes analysées, le sport féminin représentait 7% du temps des programmes. En 2014, une nouvelle étude des programmes a été mené et a montré que ce chiffre est passé de 7% à 15% du temps d’antenne, notamment grâce à la Coupe du Monde de rugby féminin qui, durant l’été 2014,  a suscité un énorme engouement médiatique.

photo-rubgy-femininCe progrès de diffusion ne touche pas seulement le rugby : il concerne également le football. La Fédération française de football à d’ailleurs renouvelé son contrat, pour la diffusion des matchs féminins, avec France 4 et Eurosport jusqu’en 2018. Les deux chaînes ont donc décidé de passer huit matchs,  retransmis durant la saison 2011-2012, contre une vingtaine lors de la saison 2015.coupe-du-monde-de-football-feminin-2015-foot-feminin-l-image-est-bonne-m-377144

Le sport féminin rassemble pas mal de téléspectateurs. Par exemple, 668 000 téléspectateurs ont regardé la finale de la  Coupe du Monde féminine de 2014 sur France 4. Avec ces chiffres encourageants, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et l’association Femmes Mixité Sports, ont organisé pour la deuxième fois, le 24 janvier 2015, les 24 heures du sport féminin. Cela consiste à ce que, pendant une journée, les médias consacrent une partie de leur programme à la diffusion de tout ce qui tourne autour du sport féminin (matchs féminin, portraits de sportives,…).

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Les plus jeunes vont avoir une vision différente des plus âgés du sport féminin. On peut voir sur le document ci-dessus que 70% des français de 18 ans et plus, trouvent le sport féminin aussi intéressant que le sport masculin. Une plus grande médiatisation du sport féminin inciterait les personnes à regarder et à s’intéresser à celui-ci (60%).

Une importante médiatisation des événements sportifs féminins favoriserait l’accès aux postes à responsabilité pour les femmes et l’accès à la pratique sportive.

III- Les obstacles persistent
    a) Une égalité impossible à cause de la morphologie féminine

journee_femmeL’égalité ne sera malheureusement jamais possible entre les hommes et les femmes dans le domaine du sport à cause de la morphologie différentes entre les deux sexes. En résumé, le corps des femmes peut moins contenir d’oxygène que le corps des hommes (VO2 max). Plus le VO2 max est élevé, plus le corps va utiliser de l’oxygène pour produire de l’énergie. En ce qui concerne la différence du VO2 max entre les hommes et les femmes, on constate, en moyenne, que le VO2 max pour les hommes est de 45-50 ml / min / kg contre 35-40 ml / min / kg pour les femmes. La raison de cette différence est la quantité inférieure d’hémoglobine dans le sang de velola femme. Par ce manque d’hémoglobine, les femmes peuvent donc moins transporter d’oxygène. Il y a des répercutions aussi bien sur les épreuves d’endurance que sur des épreuves de force ou de résistance. (test  du VO2 max sur photo)fc-max-360x330

Ensuite, la fréquence cardiaque maximale (FC max) chez les femmes va être atteinte plus vite, ce qui signifie qu’elles courent moins vite que les hommes. La fréquence cardiaque maximale va être propre à chaque personne et elle va dépendre de l’âge et du genre de l’individu, comme nous pouvons le voir sur le graphique ci -dessous.

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Le rythme cardiaque (= fréquence cardiaque) est plus élevé chez la femme à partir  d’un certain âge (environ 40 ans). L’explication est que la femme possède un débit cardiaque plus faible et un cœur plus petit que celui de l’homme ce qui signifie que le cœur  de la femme va pomper plus de petites quantités de sang.  Avec quelques chiffres, en moyenne, sur un même exercice, la femme va atteindre 174 pulsations / minute contre 169 pulsations / minute pour un homme. De plus, les femmes vont atteindre leur FC max plus vite en courant à vitesse 10% inférieure à celle de l’homme.

Enfin, la masse  musculaire est moins importante chez les femmes que chez les hommes. Elle constitue en moyenne 35% de la masse totale d’un homme contre 28% chez la femme. Cette masse musculaire est aussi plus grasse chez la femme : elle est de, en moyenne, 20% contre 13% chez un homme.

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L’activité musculaire est donc à l’origine des dépenses d’énergie durant un effort : la femme a ainsi une moins grande capacité à produire de l’énergie et donc, moins de force et d’endurance.

b) Le salaire augmente peuindex

Une forte inégalité salariale des sportives de haut niveau est encore présente aujourd’hui. C’est un sujet qui créer encore des débats auprès d’hommes ayant une faible ouverture d’esprit. La preuve avec ce qu’a dit Gilles Simon : 

 » On parle souvent de l’égalité dans les salaires. Je pense que ce n’est pas un truc qui marche dans le sport. Je pense toujours qu’elles (les sportives de haut niveau, ndlr) ne devraient pas gagner autant que les hommes car elles ne font pas le même sport.  »

Ces paroles prononcées montrent par elles-mêmes comment les femmes sont considérées aux yeux de certains hommes : des personnes plus faibles face aux hommes. Comme évoqué précédemment, le fait que les femmes sont moins présentes dans les médias, vont influencer sur leur salaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

 » Quand les joueuses de Division 1, la première compétition française de football, gagnent en moyenne entre 3000 euros et 5 000 euros par mois, leurs homologues masculins gagnent dix fois plus. « 

maria_sharapova_with_2006_acura_classic_cupPour la majorité des sportives de haut niveau, leur salaire obtenu par leur sport ne suffit pas et elles doivent donc prendre un autre emploi afin de subvenir à leur besoin. Une autre preuve que les femmes sont moins bien payées que les hommes :  dans le classement des sportifs leindex 3.jpgs mieux payés du monde de 2014, la première femme apparaît à la 34ème position. Il s’agit de Maria Sharapova avec 24 millions de dollars, alors que la première place revenait à Floyd Mayweather avec 150 millions de dollars remporté pour un combat.

Peu de femmes parviennent à obtenir un contrat, on leur propose plutôt de jouer en amateur ou semi-professionnel. Il y a encore de nombreux progrès à faire en ce qui concerne d’ouvrir les portes aux femmes pour des sports d’automobile : à ce jour, elles ne sont pas les bienvenues. Nous pouvons mettre en avant l’effort fait dans le tennis pour que les hommes et les femmes aient les mêmes primes et récompenses. Il faudrait continuer sur cette voie, que d’autres disciplines fassent la même chose et c’est  comme cela qu’on pourrait avoir une égalité.

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