Les tâches domestiques

En 1958, la Constitution française a été signée. Cette Constitution garantit l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. En 1999, une loi a été créée dans la politique. Cette loi consiste à égaliser le nombre de femmes et d’hommes dans la politique. Mais nous allons voir que même avec certaines lois, les inégalités hommes / femmes persistent encore, notamment en ce qui concerne les tâches domestiques. Tout d’abord, nous allons voir que les enfants sont conditionnés dès l’enfance. Nous étudierons ensuite les inégalités qui persistent, et nous finirons avec quelques progrès qui ont été réalisés pour améliorer l’égalité.

I- Les enfants conditionnés dès l’enfance (stéréotypes)
    a) L’acquisition des tâches différentes selon le genre de l’enfant

Tout d’abord, les inégalités s’expliquent dès la naissance d’un enfant. Par exemple, si le bébé est une fille, les parents vont plutôt opter pour des couleurs qui ramènent au sexe féminin, c’est-à-dire le rose. Dans les catalogues de jouets, on peut remarquer que les jouets sont différenciés par les couleurs des pages. Les pages roses sont destinées aux filles, tandis que les pages bleues sont destinées aux garçons. En grandissant, la petite fille va donc être attirée par les pages roses, et on pourra constater que leurs jouets sont en rapport avec les tâches domestiques (une dînette, des poupons, un aspirateur,…). C’est un classique : « imiter maman ». C’est donc à partir de ce moment que les stéréotypes commencent à se concrétiser.

Au contraire, si le bébé est un garçon, alors les parents vont choisir des couleurs qui ramènent au sexe masculin, c’est-à-dire le bleu. Comme pour les filles, dans les catalogues de jouets, les garçons vont être attirés par les pages bleues. Pour les garçons, les jouets concernent les métiers de construction (marteau, grue, …) ainsi que les jouets en lien avec la recherche, la logique. C’est ce qui s’appelle les stéréotypes.

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b) L’influence des autres impacte sur la mentalité (milieu social, pairs,…)

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Ensuite, nous pouvons remarquer que l’influence des autres impacte sur la mentalité. L’enfant, qu’il soit un garçon ou une fille, va être influencé par son milieu social. Imaginons que l’enfant soit dans un milieu populaire. Pour ce genre de milieu, ce qui est important c’est le respect des normes et valeurs, par exemple être poli… Par conséquent, les enfants vont être influencés par la famille, notamment en ce qui concerne les tâches ménagères. Si les enfants voient tout le temps leur maman faire les tâches domestiques, alors ils vont aussi adopter les mêmes gestes (concernant les filles). Au contraire, si les garçons voient tout le temps leur papa faire des activités extérieures, alors, eux aussi vont reproduire ces gestes. Comme nous pouvons le voir grâce à :

« Les enfants font ce que les adultes font, et ils pensent que c’est la bonne chose à faire »

explique Ben Kenward, du département de psychologie de l’Université d’Uppsala, en Suède. C’est une norme qui se transmet et cela appartient à l’apprentissage naturel de l’enfant.

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II- Des inégalités présentes et qui persistent
a) La mentalité n’évolue pas, car les stéréotypes restent ancrés dans les mémoires (les pubs, femme à la maison, homme au travail)

Nous pouvons constater que les mentalités n’évoluent pas. Ceci est dû notamment aux stéréotypes qui restent ancrés dans les mémoires, puisqu’ils se perpétuent à chaque génération. Mais c’est aussi dû aux publicités que nous pouvons voir à la télévision. Par exemple, lorsque des publicités concernant le ménage sont diffusées à la télévision, ce sont les femmes qui les présentent. On les voit donc en train de passer l’aspirateur. C’est le même cas lorsqu’il s’agit de faire la cuisine. Le plus souvent, ce sont les femmes que nous voyons cuisiner. Au contraire, dans les publicités de jardinage, bricolage, ce sont les hommes qui sont mis en avant. De même pour les publicités où l’on voit des personnes travaillant dans des bureaux : ce sont principalement des hommes. Les publicités reprennent les stéréotypes généraux, c’est-à-dire les hommes au travail et les femmes à la maison. Ces stéréotypes provoquent donc des inégalités, et elles persistent.

Quelques exemples de publicités :

Exemple 1 :
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Cette première publicité, pour la lessive Persil, date des années 1960-1970. Elle montre bien le stéréotype de la femme qui fait la lessive, avec ces deux petites filles qui sont heureuses d’avoir une robe blanche.

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Dans cette deuxième publicité, elle aussi pour la lessive Persil, on peut remarquer qu’un homme y est montré faisant la lessive, tâche auparavant destinée aux femmes.

 

 

Il y a donc une évolution entre ces deux publicités. Le stéréotype de la femme qui fait la lessive est changé rien qu’en montrant un homme s’investir dans cette tâche.

 

Exemple 2 :
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Dans cette publicité, on peut voir une femme qui cuisine. Le stéréotype de la femme qui cuisine est présent, en montrant dans cette publicité, que seule la femme peut cuisiner

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Dans cette publicité, deux hommes sont présents. Le stéréotype de l’homme qui s’occupe de l’extérieur est présent en  montrant, ici, que seul les hommes peuvent jardiner.

 

 

Il y a de l’amélioration sur les stéréotypes dans les publicités. Mais comme montré ci-dessus, certaines publicités persistent avec les stéréotypes de la femme qui s’occupe de la cuisine, et de l’homme qui s’occupe du jardin.

 

    b) Plusieurs personnes ont les mêmes idées concernant les stéréotypes

Grâce aux sondages que nous avons réalisés, nous avons pu voir que les personnes avantages-aspirateur-balaipensaient à peu près la même chose concernant les tâches ménagères. Par exemple, lorsqu’on a demandé si les tâches ménagères devaient être réparties égalitairement en couple, environ 93% des personnes interrogées, ont répondu qu’elles le devaient. Au contraire, 7% des personnes interrogées pensent qu’elles ne devraient pas l’être.

Pour le temps consacré aux tâches ménagères, nous avons remarqué que les femmes passaient de 2 à 3 heures (environ 55% de femmes) à les faire, contre 40% chez les hommes pour le même temps.

On remarque aussi qu’une majorité de personnes (85%) pensent que les activités extérieures (bricolage, jardinage,…) sont réservées aux deux genres; tandis que pour une outils-divpartie des personnes interrogées, les activités intérieures (ménage, cuisine,…) sont réservées aux femmes (40%) et 60% pensent que c’est réservé aux deux genres. On peut donc constater que les activités intérieures sont, selon les personnes, réservées plus aux femmes contrairement aux activités extérieures qui sont réservées aux deux genres. (Voir Annexe 1)

III- Cependant des progrès ont été réalisés
a) Les lois instaurées pour égaliser les hommes et les femmes (congé paternité et maternité)

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En 2009, le congé maternité a eu 100 ans. Ce congé permet aux femmes enceintes d’arrêter de travailler pendant plusieurs semaines. Elles disposent de 16 semaines lorsqu’elles attendent un enfant : un congé prénatal de 6 semaines avant la date de l’accouchement et un congé postnatal de 10 semaines après l’accouchement. Le nombre de semaines peut varier selon le nombre d’enfant: par exemple, une femme ayant des jumeaux dispose de 34 semaines de congés.

Depuis 2013, un nouveau congé a été mis en place: le congé paternité. Toute personne vivant maritalement avec la mère, bénéficie de ce congé. Après l’accouchement, le père peut prendre 11 jours de congés. Le nombre de jours augmente si la mère accouche de jumeaux ou plus. conge-parental-300x270

En ce qui concerne la rémunération, les salariés qui prennent des congés maternité ou congé paternité, ne sont pas rémunérés par leur employeur mais par la sécurité sociale.

La durée du congé parental varie aussi selon le nombre d’enfant. Si un parent décide de prendre un congé (maternité ou paternité), la durée de celui-ci s’élève à 6 mois maximum. Si les deux parents veulent prendre un congé, alors celui-ci s’élève à 1 an maximum. Il est donc impossible, pour un parent, de prendre 8 mois de congé, et 4 mois de congé pour l’autre parent. Chaque parent à la droit de prendre 6 mois de congé, mais pas plus. Si il y a un deuxième enfant, les parents disposent de 24 mois de congé pour chacun.

b) Les nouvelles technologies qui permettent de réduire le nombre d’heures passées sur les tâches ménagères

graphique

Grâce à ce document, nous pouvons remarquer que ce sont les femmes qui travaillent le plus. Elles consacrent plus de 40 minutes de leur temps pour la cuisine, et environ 38-39 minutes pour le ménage. On voit aussi que les femmes et les hommes font de moins en moins la vaisselle. Les hommes sont en majorité lorsqu’il s’agit de faire le jardinage.
Les tâches ménagères se réduisent grâce aux nouvelles technologies. Effectivement, nous pouvons constater que les femmes ainsi que les hommes ne font pas beaucoup la vaisselle, et ceci depuis l’invention du lave-vaisselle (inventé en 1886 par Joséphine Cochrane). Maintenant, les ménages peuvent disposer d’un robot pour faire la cuisine, ce qui réduit le temps consacré à cette activité. Toutes sortes d’inventions technologiques concernant les tâches ménagères aident à réduire le nombre d’heures passées dessus. Ces appareils sont très utiles, notamment pour les femmes qui peuvent désormais avoir plus de temps libre.

tableau

En moyenne, les femmes consacrent 3h26 par jour à réaliser les tâches ménagères, c’est-à-dire qu’elles font le ménage, les courses, elles s’occupent des enfants.  Comparé à cela, les hommes font ces tâches ménagères que 2h par jour. Lorsque les hommes sont à la maison, ils travaillent plus à l’extérieur en faisant le bricolage (20 minutes pour eux contre 5 minutes pour les femmes), et le jardinage. On retrouve également des écarts lors du temps libre (lecture, promenade, télévision, sport,…) : les femmes consacrent en moyenne 2h45 par jour à leurs loisirs contre 3h20 pour les hommes.

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En 2010, les tâches ménagères sont le plus souvent réalisées par les femmes : elles y consacrent environ plus de 3 heures par jour. Les hommes, eux, consacrent environ 1h45, ce qui fait un écart de 78 minutes entre les deux. Cet écart a diminué par rapport à l’année 1985 : il s’élevait à 138 minutes. L’écart s’est réduit car avant, les femmes consacraient  69 minutes de plus pour les tâches domestiques. En 25 ans, le temps de travail à la maison a diminué, par contre, le temps consacré aux enfants, lui, a augmenté. Ce sont les hommes qui ont notamment augmenter le temps passé avec les enfants : il est passé de 22 minutes à 41 minutes. Le temps a doublé.

Par conséquent, si les hommes font peu de ménage au domicile, c’est qu’ils ne voient peut-être pas ce qui doit être fait. Étant petits, ils n’ont jamais vu leur père pratiquer les tâches ménagères, donc ils reproduisent ce qu’ils ont vu : c’est l’identification.

 


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